Quand il se trouvait dans une réunion un peu touffue, n'y êut-il que deux ou trois jupes claires contre cinquante habits noirs, c'est dans le voisinage d'une d'elles qu'on était sûr de le découvrir. En petit comité, mieux encore! Il avait poussé jusqu'à la perfection cet art de faire minauder et ronronner les dames dont on caresse la main, qui s'appelle la chiromancie. Au bout d'un court moment, on n'avait plus yeux que pour lui: «Et moi, M. Tarde? Et moi?». Et les jolies mains s'avançaient et il fallait trouver d'aimables choses à dire, varier les compliments, stilligoutter de temps en temps une larme de citron, et Tarde s'acquittait à merveille de son rôle, et les jours suivants c'était un concert de rires perlés et de froufroutants éloges qui se réveillait au moindre souvenir.Henri Mazel in "A Propos de Gabriel Tarde", Mercure de France, nº 51, julho-setembro de 1904, pág. 92
sexta-feira, 5 de dezembro de 2008
Gabriel Tarde, o bruxo mulherengo
Subscrever:
Enviar feedback (Atom)
Sem comentários:
Enviar um comentário